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dimanche, août 02, 2009

Nichan et le Mouvement 9%

Un billet de HMIDA intitulé "VOILA COMMENT ON CREE DES FAUX PROBLEMES" et qui n'a pas de gâchis sur l'affaire de Nichan et les 9%, ci apres le billet en entier:

En ouvrant ce matin MAROC-BLOG pour ma revue matinale des blogs, j’ai été surpris par le titre de certains billets à propos d’un “mouvement des 9%”.

Mais de quoi donc pouvait-il s’agir!

En fait, c’est un mouvement spontané né sur la toile suite l’interdiction du dernier numéro de TEL QUEL et de NICHAN.

Comme je ne lis pas TEL QUEL ni NICHANE, j’ai cru tout d’abord que la saisie de ces numéros étaient motivé par un article sensible touchant directement la personne du roi, sa fortune, son pouvoir!

Or non, il s’agit d’un sondage relevant que 91 % des marocains sont satisfaits de la monarchie.

Et le motif avancé par le ministre de la communication pour justifier cette interdiction serait que “la monarchie ne saurait être mise en équation”.

Résultat des courses, comme toujours en cas de saisie d’une publication, même ceux qui ne la lisent jamais s’arrangent pour savoir la cause de la saisie et finissent par la connaitre.

Le sondage de TEL QUEL et de NICHANE n’a aucune espèce d’importance pour les marocains et les marocaines, qui n’ont pas besoin de sondage pour dire que la monarchie est le SEUL CIMENT POLITIQUE qui parvienne à maintenir la cohésion de la nation!

Alors pourquoi donc cette saisie?
A vouloir trop en faire, les résultats obtenus sont souvent contraire à l’intention initiale!
Certes, ce n’est pa l’interdiction de TEL QUEL et de NICHANE qui changera en quoi que soit le sentiment des marocains envers la monarchie et envers leur roi, ce n’est pas la naissance d’un mouvement de “blogueurs” qui renversera la donne historique, sociologique et politique du pays, mais encore une fois nous assitons à une malheureuse maneouvre d’une adminstration trop zélée, dont le seul but de justifier sa propre exoistence par des actes parfois complètement “débiles” pour ne pas dire allant à l’encontre de la missio qu’elle est censée remplir!

L’interdiction des derniers numéros de TEL QUEL et de NICHAN a fait peut-être plus de tort à la monarchie que l’ensemble de tous les articles critiques, publiés par ces heddos et par d’autres, nationaux ou étrangers!

UN GACHIS! Oui, un gâchis qui crée un faux problème. On ne parlera pas des 91% marocains mais uniquement des 9%!

lien vers l'article: http://www.citoyenhmida.org/voila-comment-on-cree-des-faux-problemes/

jeudi, août 09, 2007

Nichan - Telquel - Nouveaux ennuis pour des magazines marocains

Deux hebdomadaires marocains, Nichane et TelQuel, n'ont pu être publiés samedi 4 août, l'un pour avoir critiqué le récent discours du Roi, l'autre pour avoir traité le sujet du sexe dans l'Islam – des thèmes considérés par les autorités marocaines comme portant atteinte à la personne du souverain et au style de vie des Musulmans.

La dernière édition de l'hebdomadaire arabophone Nichane a été confisquée samedi, après une déclaration du Premier Ministre Driss Jettou, dans laquelle il affirmait que ce magazine avait manqué de respect à l'égard de la monarchie et abordé des sujets contraires à la moralité publique, portant atteinte à la sensibilité musulmane. M. Jettou a déclaré que le gouvernement allait intenter des poursuites judiciaires.

Le même jour, les autorités ont saisi la dernière édition de l'hebdomadaire francophone TelQuel alors qu'il était mis sous presse, selon les journalistes du magazine. Les deux publications sont gérées par le journaliste Ahmed Benchemsi, qui fait actuellement l'objet d'une enquête diligentée par le Procureur du Roi auprès du tribunal de première instance de Casablanca. M. Benchemsi a déclaré que l'affaire le concernant s'inscrit dans le cadre plus vaste d'une attaque en règle contre la presse de la part du gouvernement.

Idris Benani, journaliste à TelQuel, a déclaré à Magharebia depuis l'intérieur du Palais de Justice, lundi à 18 heures, que Benchemsi attendait depuis 13 heures l'arrivée du Procureur du Roi, pour sa troisième journée d'audition. Le journaliste avait été retenu pendant huit heures d'enquête, samedi, et pendant douze heures dimanche. Idris Benani a ajouté que Benchemsi n'avait transgressé aucun interdit, si ce n'est de reformuler les critiques circulant dans les rues du pays dans un éditorial, dont il affirme qu'il ne porte aucunement atteinte à la personne du Roi.

Dans un éditorial intitulé "Que dites-Vous, Votre Majesté ?", Benchemsi avait analysé le discours que le souverain marocain avait prononcé le 30 juillet, à l'occasion du huitième anniversaire de son accession au trône. Benchemsi avait parlé des prochaines élections et appelé à la séparation des pouvoirs, affirmant que le Roi exerce de fait les trois pouvoirs. Il avait ajouté que le souverain est donc à la fois juge et partie.

Radwan Ramadani, journaliste à Nichane, a également été convoqué pour une audition, après avoir écrit un article intitulé "Votez, puisse Dieu avoir pitié de vous".

Younes Mjahed, le secrétaire général du Syndicat National de la Presse Marocaine, a déclaré dans un communiqué que la confiscation et la poursuite des deux magazines étaient injustifiées, dès lors qu'ils n'avaient pas porté atteinte à la personne du Roi. Il a ajouté que la terminologie utilisée par Benchemsi était à l'origine de l'incompréhension. Il a expliqué que le fait de parler d'un discours du Roi est un sujet encore interdit par certaines autorités.

Reporters Sans Frontières a condamné la confiscation des deux magazines, déclarant que "les violations aux libertés de la presse augmentent de façon dangereuse au Maroc". Le groupe a ajouté que la société marocaine évoluait et que les responsables politiques devaient montrer l'exemple en rejetant ce qu'il considère comme des traditions obsolètes de définition des sujets tabous, comme le Roi, le sexe et la religion. Il a demandé que soit mis un terme à la confiscation de ces deux magazines et à la persécution de leurs responsables.

Cet incident est le deuxième cette année pour Benchemsi. En janvier, deux journalistes de Nichane avaient été condamnés à trois ans de prison avec sursis et à payer une amende de 7 000 dollars pour avoir publié un article accusé d'avoir offensé le Roi et l'Islam.

Source: Magharebia.com